Adieu mon Ami

Adieu, mon ami,
Je te salue mon vieux compagnon de route,
L’homme aveugle et frustre s’éteint peu à peu en moi
Comme meurt la nuit obstinée sans espoir devant l’Aurore.
L’angoisse se mélange à la plus grande splendeur
Le départ de l’homme dépassé et la naissance du Dieu immortel.
L’homme moribond, périmé, épuisé s’accroche âprement encore
A la terre qui lui tourne le dos pour mieux accueillir
L’Enfant Dieu qui arrive revêtu de lumière investi du mandat divin.
L’homme périt dans l’incendie que sa passion a déclenché.
Comme le Phénix, l’Enfant Dieu renaît, les yeux pleins de rires
Hors des cendres de l’homme brûlé, aveugle et méprisant.
Adieu la nuit si oppressive, si longue !
Adieu la violente agonie !
Paix, paix sur la terre.
Joie et harmonie de la Présence divine.
Que Ton nom soit béni, Mère Divine.
Que Ta douceur illumine les cœurs.
Chaque coup de ciseau du Grand Sculpteur
Fait disparaître les vestiges
De l’homme animal malgré sa trompeuse puissance,
Et dégage peu à peu les traits ravissants
D’une Divinité sublime.
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Niranjan Guha Roy
 

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