Sur les ailes de la prière
Elle a balayé tous les doutes
Celle qu'en feux le ciel écrit
Celle qui les éclaire toutes:
L'homme croit en l'esprit.
Minarets, pagodes et dômes
Sont écroulés sur leurs fantômes,
Et l'homme, de ces dieux vainqueur
Sous tous ces temples en poussière
N'a ramassé que la prière
Pour la transvaser dans son cœur
( Alphonse de Lamartine )
La Prière
Elle montait, montait toujours cette prière
Comme une immense colonne de Lumière
Elle montait, montait toujours vers l'Inconnu
Dans un élan d'amour sans borne et soutenu
Elle montait, montait toujours aspiration
Effort muet des êtres qui tendent vers l'union
Elle montait, montait toujours voix suppliante-...
Et la Présence divine apparut, souriante.
Niranjan Guha Roy
Douce Mère , quand Tu es avec moi,
Douce Mère
Quand Tu es avec moi,
Ta douceur s’infiltre dans les recoins obscurs de mon cœur,
Fait écrouler les barrières que dressent la jalousie et la haine,
Comble le vide d’incompréhension qui sépare les âmes,
Et transforme la vie en un courant de joie spontanée.
Quand Tu es avec moi,
Je Te vois partout, en toute chose et à tous moments,
Tu brilles dans une goutte de rosée, une brindille d’herbe
De même que dans le buste de pierre d’une Divinité
Arrachée aux ténèbres de l’ancienne Égypte.
La vie est alors une suite de merveilles
De plus en plus passionnantes.
Les profiles et les contours deviennent
Les symboles d’un insondable Mystère.
Quand Tu es avec moi, le malheur n’existe pas,
Car tout ce qui vient de Toi est une bénédiction.
Ton amour organise la vie dans une harmonie joyeuse.
Même le plus grave accident n’est qu’une rare occasion
Nous permettant de faire un pas en avant autrement impossible.
Le malentendu –
Une porte menant à une compréhension plus totale.
Le rejet –
Une faveur inespérée, le geste d’une Grâce indulgente.
La mort –
L’entrée dans une naissance plus divine.
Niranjan Guha Roy
Quelques petites îles au milieu de cet océan
Plus que jamais je suis conscient d'une Infinité divine. Maintenant tous les plans et projets que je chérissais avec amour ont perdu leur charme pour moi . C'est comme si je quittais une vieille maison familière et que j'ai dressé ma tente dans le désert. Le monde matériel me semble être comme une ombre sans substance. Tout autour est une vaste infinité consciente éternelle , la seule Réalité . Les gens me semblent vivre dans un asile irréel, obscure et sans but .
La seule lumière pleine de promesse dans ce chaos furieux est la présence de la Mère et Sri Aurobindo. Leur vision d'une vie divine sur terre est la nourriture céleste qui soutien et fortifie les âmes éveillées au milieu de ce tourbillon aveugle et violent qu'est la vie humaine. Quelques petites îles au milieu de cet océan en colère donneront un abris à une nouvelle naissance, une nouvelle race de pionniers, peu en nombre comme des diamants précieux perdus dans un amas de pierres et de débris . Ces courageux aventuriers sont silencieux, absorbant en silence la lumière et l’énergie émanant d’un soleil doré caché . La Mère déverse sa splendeur immortelle dans les âmes soumises qui cherchent la vie divine. Le soma intoxicant coulant dans leurs veines transforment peu à peu la terne conscience terrestre en la dense substance du soleil Délivrés de cette obscurité violente, de cette souffrance et agonie ces enfants de la Mère trouveront dans ces petites îles des forteresses - Temples d'éternité.
Niranjan Guha Roy 1991
Un petit rayon de soleil - 3 petits poèmes
Voici 3 petits poèmes écrits dans les années 50
Lorsque Niranjan se familiarisait avec la langue française.
ils sont pleins de simplicité et de fraîcheur
Flots Purs
Assis tranquillement, tout heureux sur un mur,
Au bord de l’océan j'entends sous ses flots purs.
Les chants sonores de l’Épopée Divine
Sagas de l’âme dès sa naissance marine.
Tantôt sourd, tantôt fort, le chœur aux milles voix
Me berce doucement et ressuscite en moi
Les souvenirs poignants de mes milles existences
Des vagues phosphorescentes qui rient et dansent.
Assis tranquillement , tout heureux sur un mur,
Au bord de l'océan j'admire ses flots purs
Émeute de couleurs, films intrigants de vie,
Roulent ses ondes sans être jamais assouvis.
Teints fugitifs, rêves irisés de l'enfant
Se reflètent sur l'écran du temps.
Tu prêtes à l'eau l'extase de Tes prunelles
Où miroitent , Mère, Tes humeurs immortelles.
La Vallée enchantée
Douce Mère, nos cœurs sont pleins d'amour
Enfin se termine la peine dure!
Le boulet qui entravait notre allure s'est détaché
Nos pieds sont encore lourds.
Douce Mère, nos âmes sont en paix,
Tu as mis fin au cruel supplice
De porter les sangsues et le cilice
Désirs nombreux qui à nous s'accrochaient.
Dans la vallée enchantée de Dieu
La splendeur éblouit nos paupières
Si longtemps privées de Lumière
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Les Moineaux
Les moineaux sont revenus dans leur nid
On entend leur langage indéfini,
Ils jasent et accueillent les nouvelles
Qu'est ce qu'ils disent avec tant de zèle?
"Méfiez vous des gens sérieux!"
Aimez, chantez, dansez, pensez à Dieu"
Le soleil se couche et sept heures sonnent
Tout à coup au silence ils s'abandonnent.
Niranjan Guha Roy












