Maintenant, tout l’Océan agité est devenu calme, large, lumineux et joyeux avec une surface comme un miroir reflétant l’infini du miracle de Dieu, son drame infini, son existence miraculeuse, insondable, inconcevable. Il n’y a plus aucun heurt ni confusion. Je Le vois, Le rencontre partout, dans tout. Il n’y a aucun besoin d’aller n’importe où.
Mon corps est trop faible et fragile pour contenir et abriter cette Grandeur. Il s’enfonce dans la transe, devient immobile. Il a la paix et aucune souffrance mais n’a plus un gramme d’énergie pour se déplacer ou agir.
Mais ma conscience est claire comme la lumière du jour. Il n’y a aucune confusion au contraire, à sa place il y a un vaste amour universel sans division. Partout je vois le Divin en tout, dans tout se jouant des plaisanteries et des jeux qu’Il se fait à lui même. En devenant moins Il ne perd pas son état divin.
Tout est Lui; tous les corps sont faits de la substance éternelle divine – le Brahman, le miel, le nectar. Il n’y a pas plus de choix personnel, rien à réaliser sauf d’être constamment avec la Mère et cela Elle l’a accordé entièrement.

Mon histoire se termine ici.
Parfois je voudrais être entouré par les êtres qui aiment
Et sont consacrés à la Mère et Sri Aurobindo.
C’est le seul désir qui me reste.

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