Nous vivons dans une civilisation matérialiste pénible, douloureuse et dangereuse, ou le sens de sécurité, de prospérité et de bien-être est précaire et illusoire.
Mais, où trouver la Paix, l’Harmonie, la Bonté, la stabilité dans cet océan noir et déchaîné?
La Mère et Sri Aurobindo sont venus sur terre pour délivrer l’humanité de cette monstrueuse emprise des seigneurs du mensonge et d’obscurité. Il n’est pas nécessaire d’être clairvoyant pour percevoir cette situation calamiteuse. La Mère et Sri Aurobindo nous rappelle un chemin lumineux, presque oublié dans le passé, mais connu de nos ancêtres très éloignés. Leur message est à peu près ceci :

La race humaine est un marchepied de la nature universelle pour aller plus haut vers la Félicité Divine, la vraie harmonie, la paix et la félicité stable, sans mélange. Ce chemin lumineux est à la portée de chaque aspirant qui agonise dans ce monde macabre et lance un appel désespéré, un au secours, au Grand Seigneur, à la Mère Suprême, à l’Éternel qui dirige le monde en agonie vers son foyer lumineux, la félicité immortelle. L’Éternel n’est pas loin. Il s’est enfermé dans le cœur mystique, dans un bouton de lotus céleste. Si nous pouvons plonger « au dedans. », dans les profondeurs presque sans fond, on découvre ce foyer, le vrai Eldorado tant rêvé par les hommes. Mais, il faut creuser, creuser, creuser jour et nuit pendant des années, inlassablement, sans se désespérer pour y arriver. Ce passage est ténébreux et difficile. Il est humainement impossible d’arriver au foyer, mais, il ne faut pas se décourager pas car nous ne sommes pas seul. Quand nous creusons à un mètre de profondeur, la Mère Divine éternelle, assise dans le lotus, monte dix mètres vers nous. De loin, Elle nous fournit l’énergie, la joie, l’espoir croissant et finalement la certitude de la délivrance.
Nous sentons alors que Quelqu’un d’autre est en nous : le conducteur ou la conductrice de notre chariot qui nous mène vers le but : son foyer merveilleux. Alors, commence un voyage joyeux, d’abord dans un état de collaboration étroite avec la Mère Divine, puis dans un état de soumission croissante à Sa volonté sage et suprêmement bienveillante et protectrice, enfin vient le triomphe : l’abandon total, confiant, joyeux, absolu à la présence dominante de la Mère Divine. Désormais, c’est Elle qui nous porte vers Sa demeure de lumière condensée, de joie immortelle, intarissable.
Quel miracle ! Ce monde hideux, affreux, terriblement monstrueux qui nous suffoquait, nous étranglait a disparu dans un éblouissement de joie à peine soutenable. Toutes les formes, tous les êtres nous appellent de tous côtés «

« Regarde Moi, Je suis là, partout, partout. Il n’y a que Moi, infiniment dans ce monde et ailleurs. Il n’y a personne d’autre que Moi. Toi aussi, tu es Moi-même qui voyage toujours découvrant les trésors cachés inestimables du Divin, de l’Esprit éternel à travers le temps sans fin. »

Le Divin habite tous les êtres, un peu voilé ici, déformé là, complètement caché dans un autre, mais ce ne sont que des apparats de théâtre. Le Seigneur est un aventurier intrépide, sans scrupule, sans honte, qui accepte tous les rôles et donne un spectacle insupportable à notre conscience, à notre chaire, à nos faibles nerfs. Mais cette vision là n’est pas pour demain. C’est trop fort pour nous. Mais par Sa Grâce, derrière les voiles les plus obscurs, nous trouverons la Mère, merveilleusement bonne, souriante qui nous fait oublier à jamais le passé. Alors tout devient rire et lumière.

****

Niranjan Guha Roy 2001