Il n’y a que le Divin, rien que le Divin dans toute existence

Il n’y a que le Divin, rien que le Divin dans toute existence et même au-delà de toute manifestation. C'est le Divin que l'on rencontre dans tous les êtres, en toutes choses, en toutes circonstances. C'est le Divin qui vit dans des milliers de visages et de corps, dans des maisons incalculables. Le Bien Aimé qui nous appelle de partout masqué, voilé mais discernable même derrière un déguisement trompeur et lourd. Il est présent dans l’âme, dans le Cœur mystique de chaque être humain.

Ce que le Divin voit dans sa vision transcendante se réalise irrévocablement dans l’univers et sur terre .Cette Volonté est essentiellement une Force suprêmement bienveillante, unificatrice, c’est l’Harmonie divine de paix, de lumière, de félicité divines. L’homme mental ne peut pas avoir une perception claire, vivante, dynamique du Divin immanent, transcendant. Il y a très loin au dessus du mental une conscience divine lumineuse, béatifique, libre du sens de division, unificatrice. Là on vit en présence du Divin partout dans tous les êtres et en toutes choses, une Présence absolue.

L’homme penseur est dépassé par un nouvel être entré en silence sur la scène terrestre. La Divinité cachée dans l’homme émerge ici et là dans la lumière d’un soleil doré comme de rares fleurs pour annoncer l’Aurore céleste à venir

N.Guha Roy 2000


Une nouvelle conscience, un nouvel être

Il y a dans l’humanité un petit nombre d’êtres qui sont arrivés au développement maximum de leur évolution humaine et qui portent en eux un être psychique déjà bien formé, cristallisé.   Ceux là sont prêts à tenter la transformation progressive de leur nature humaine en une nature divine. Ce processus de transformation tel que l’a découvert et décrit Sri Aurobindo est très long et difficile. Le but n’est pas de changer la société humaine ni d’imposer une domination spirituelle. Ces aspirants à la nouvelle conscience ne dérangent personne, ne convoitent rien de ce que possède les hommes. Cette nouvelle conscience gnostique est infiniment au dessus de la conscience humaine même la plus éclairée et ne peut pas être saisie par l’homme mental.

Il y aura pourtant un lien d’amour et d’affection qui existera entre ces êtres gnostiques et l’homme mental. La vie humaine telle qu’elle est une lutte perpétuelle tantôt claire, tantôt sombre. Les hommes souffrent bon gré mal gré, la coupe est pleine et déborde. L’être gnostique qui vit dans la béatitude de l’esprit immortel, dans la paix d’éternité et l’harmonie divine, dans un  amour vaste, sans borne, impersonnel apporterait un souffle béni de paradis, un vent apaisant de l’au-delà, une caresse, une tendresse divine dans la tourmente obscure et douloureuse de la vie humaine. Il sera comme un vrai ami, un frère, un conseiller, le guérisseur de blessures profondes. Tout en étant au dessus de l’homme penseur, il embrassera toute l’humanité  comme sa propre famille inséparable parce que partout, en chacun et tous, il rencontre la Mère, Vasudeva, le Bien Aimé , le Mystère éternel.

Ce nouvel être est conscient de la Présence divine dans son âme, dans son être psychique. Il vit dans l’éternité, conscient du Divin infiniment manifesté dans des dimensions incalculables. Pour lui le voile de la matière n’existe plus. Tout est le Divin qui est chacun et tous caché ou manifesté selon Sa Volonté. C’est une conscience d’unité  absolue. Toutes les divisions crées par le mental disparaissent, le bien et le mal, le bonheur et le malheur, le vrai et le faux toutes les dualités, toutes les barrières qui séparent, coupent, délimitent l’espace et le temps s’évanouissent dans une splendeur glorieuse ineffable.

La Force du Suprême prépare les corps et le monde pour manifester le Divin transcendant dans le monde matériel progressivement, transforme cette coupe d’argile éphémère en un calice transparent pour contenir le soma, le Nectar de Béatitude.

N.Guha Roy  8 Mars 2000

 


Pour le pèlerin audacieux

O pèlerin audacieux, toi qui tentes de grimper les cimes lumineuses,
Érige un mur de silence impénétrable autour de ton âme puissante.
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L’évolution continue

Il est évident que les poissons  et les mammifères ne peuvent pas vivre ensembles mais ils coexistent sur notre planète, les poissons dans l’eau et les animaux comme mes moutons et les vaches sur le sol. Les singes et les hommes ne vivent pas non plus ensembles. Dans la société humaine les danseurs et les chanteurs vivent dans leur propre ambiance. Depuis les temps très reculés les êtres spirituels ont toujours vécu à l’écart de la société, enfermés dans leur monastère ou bien dans la foret, la montagne, le désert, loin des hommes. Ce n’est pas  un rejet de la société mais c’est parce que la vie normale humaine n’a pas une ambiance favorable au développement spirituel. En Inde, les aspirants qui veulent pratiquer une discipline spirituelle, le yoga, vont dans l’Ashram de leur choix. En Occident il y a très peu de compréhension de la vie spirituelle par le fait que le monde occidental passe par une période de matérialisme acharné où il y a une négation violente de tout ce qui est spirituel spécialement des pratiques yoguiques indienne. Mais l’évolution continue, si les hommes, les nations, veulent rester satisfaits avec leur vie matérialiste qu’il soit ainsi. L’évolution continue inaperçue pour le moment. Une nouvelle race gnostique se développe au sein de l’humanité. Peut être dans quelque siècles d’ici l’homme se rendra t’il compte d’une nouvelle espèce divine dotée d’une conscience lumineuse, paisible, harmonieuse, d’êtres libres de toute animalité, de toute passion, du désir, de la violence et surtout de toute souffrance. Ils ne convoitent ni les richesses ni les biens ni le pouvoir ni rien de ce que l’homme cherche. Ils seront amis de tout le monde et établiront sur terre la paix, l’harmonie et l’unité divine durables. Que l’homme le veuille ou non il sera aussi affranchi de la lutte de la guerre, de la souffrance par leur présence sublime de bienveillance.

N.Guha.Guha Roy 2000


Conseils au Pèlerin du chemin ensoleillé

Les pèlerins vont à Bénarès pour se libérer des souillures dans le Gange et ainsi se libérer des péchés mortels et de la chaîne des naissances infernales qui nous lient à la terre douloureuse.Lire la suite


Prière de la Mère- Mon aspiration vers Toi Seigneur

Mon aspiration vers Toi, Seigneur,
A pris la forme d'une belle rose, harmonieuse, bien épanouie et parfumée.
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Prière pour une nouvelle vision

O mon âme, deviens un bijoutier averti  qui discerne
Un saphir, un rubis, un diamant incolore, une émeraude
Dans un amas de cailloux, de sable et de morceaux de verres colorés.
Qui voit le papillon doré à venir dans la chenille rampante.Lire la suite


Vie humaine et vie spirituelle - La division dans l’être

La division dans l’être est naturelle dans le yoga. Une partie, la plus profonde a le pressentiment d’une grande réalité spirituelle et est toujours attiré par elle. Puis il y a une très forte formation à la surface que nous pouvons appeler notre être normal qui est intéressée par les choses ordinaires de la vie humaine. Chaque partie tire l’autre à son propre niveau et cela crée parfois une tension extrême. Comme notre aspiration pour le vrai, le beau, le bon augmente et devient plus fort, nous acquerrons une plus grande stabilité.

On peut dire que nous sommes nettement divisés en deux hémisphères- l’hémisphère spirituel d’en haut et l’hémisphère inférieur ignorant d’en bas. C’est une position très inconfortable. C’est seulement quand nous nous tournons définitivement vers la vie la plus haute et que nous commençons à éliminer les mouvements d’en bas ignorants et obscures que nous pouvons sortir de cette position instable.

Nous devons descendre profondément dans notre cœur et dans la tranquillité de nos pensées et émotions trouver et écouter la voix de l’âme.

Dans « La Synthèse des Yogas » Sri Aurobindo a décrit en détail chaque étape du développement dans le yoga. Dans le livre « La Mère » il a tracé le voyage spirituel d’une manière concise et précise. Ces deux livres sont très inspirants et à travers eux nous pouvons sentir la constante guidance, l’amour et la compassion et la protection du Maître.

Tous les yogas sont difficiles et le yoga de Sri Aurobindo est de loin le plus difficile. Se libérer des désirs n’est pas facile et quand on est libre de tout désir on devient réellement le Bouddha .

Ce yoga est possible et en sécurité seulement quand l’âme a atteint le développement humain maximum, que la vie humaine telle qu’elle est n’a plus rien à lui offrir et que naturellement on recherche une nouvelle aventure au-delà des frontières humaines. Il est mieux d’aller vers le Divin dans la plupart des cas lentement. Vivre une vie humaine décente, noble, libre de violence, avidité et aveuglante obscurité d’égoïsme tout le temps inspiré et illuminé par le grand Idéal de la Mère et Sri Aurobindo est déjà un grand accomplissement.

N Guha Roy 1990


La crypte mystique

Un diamant sans prix, lumineux, indestructible,
Non, Quelqu’un, une beauté, une félicité défiant la mort

Méditant dans une crypte mystique, cachée tout en bas.

Au dessus, un océan en émoi, furieux et en révolte
A la recherche d’un feu pour apaiser sa faim dévorante,
Fumant, écumant, regarde la lune immobile dans le ciel.

Une pluie d’une douceur bleu pale irisée soyeuse, veloutée,
Caresse la violence inconsolable qui agonise
De ses innombrables courants de douceur.

La stupide arrogance auto destructrice incontrôlable,
Le soulèvement volcanique des profondeurs de l’océan obstiné
Lentement s’affaissent en un évanouissement enchanté,
D’aisance, de détente tranquille, de paix transformatrice.

Un tapis  bleu vert ondulant se déploie à l’horizon
Et reçoit avec bonheur les pas d’une Divinité fascinante
Surgissant de l’abîme inaccessible du Mystère.
Qui maintenant inonde les espaces en prière avec sa douceur purifiante
Une symphonie embaumée d’ harmonie divine
         Monte jusqu’à la lune

N.GUHA ROY 1998


La Quête sans fin- les immensités de conscience

O Ami, intime comme tu l’es, mon compagnon constant
Je ne peux ni Te donner un nom ni peindre ton contour
Ni Te confiner à aucune manifestation.
J’ai passé des ages à Te chercher, une goutte d’eau dans l’Océan !
Tandis que Tu étais tout autour, m’entourant de Ton Amour,
Pressant sur moi d’en haut, me soutenant d’en bas
Et forçant Ton chemin du dedans au dehors
Comme un bouton de rose qui ne peut plus contenir sa joie en fleurissant.

O Esprit éternel, un million d’univers s’élèvent, dansent et disparaissent
Sans affecter la majesté solitaire de Ta splendeur éternelle.
Beauté idéale, amour, loyauté, parfums, bijoux
Étalés dans la vitrine sur la plage du temps
S’évanouissent telles des îles balayées par un grandiose raz de marais.
Ton existence est plus réelle et concrète à ma perception
Que mon propre être, que l’enfant que je berce dans mes bras.
Le basalte et le granite apparaissent plus minces que la brume du matin
Dans le présence massive envahissante de Ta Réalité.
Ces noms et images brillent pour un moment
Sur le firmament de Ta transcendance
Une cavalcade de figures symboliques,
Un rituel de Ta merveille sans corps et sans fin.
Qui peut me dire où le rêve s’arrête et l’éveil commence ?
Qui peut séparer le vrai du faux ?

Battement de cœur de mon cœur, vie de ma vie, corps de mon corps
Pourtant un plus grand étranger je ne rencontrerais jamais
Chaque fois que j’essaie de T’approcher, O Citoyen des profondeurs
Tu restes comme toujours invisible, attirant,
Appelant l’âme vers un irrésistible danger, une délicieuse poursuite.
Chaque nouveau plongeon dans les richesses cachées de l’Infini
Apporte une conquête pleine de surprises,
Une mort, une renaissance dans une plus grande Aventure.
Nous procédons d’un but à une plus grande apocalypse
De pales nuances à plus profondes couleurs
D’une pauvre joie à une félicité plus pleine
Dans une série sans fin d’ascension

Constamment nous nous éveillons
A une nouvelle aurore, une nouvelle révélation
Pour trouver que la glorieuse Déesse d’hier
N’était que le travesti de l’impérissable, invisible Soleil.
Il y a toujours un panorama non exploré
Au-delà de la dernière transformation.
Le plus haut sommet conquis révèle encore un autre pic à découvrir.

Tu as révélé à mon âme Tes immensités de conscience,
Hauteurs vertigineuses remplies de Lumière condensée
Profondeurs qui refusent de donner leur richesse
Mers aux courants dangereux où l’être non vigilent
Glisse dans un abîme d’extase.
Le visible et le subtil sont devenus Un
Dans l’infini Mystère que personne ne peut pénétrer
Où est l’enfer peint par les poètes ?
Et le donjon fermé à la Lumière et à la Compassion ?

Il n’y a pas de murs, pas de cachots scellés
Pas de forteresses de haine et de violence
Rien qui puisse offrir une résistance à la constante averse de Ta Grâce.
Le laid et le sordide ont miraculeusement quitté la scène !
L’Invité merveilleux dans chaque être se taille un chemin dans le temps et le destin.
Il arrivera au banquet quand l’heure sonnera.

Niranjan Guha roy